Par Andrew Adamason avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell...
Film fantastique américain avec une bonne dose d'héroïc fantasy post adolescente...
Vu au Cinéma Pathé à Valence le lundi 30 juin 2008
Un an après les incroyables événements du Monde de Narnia - Chapitre 1, les nouveaux rois et reines de Narnia sont de retour dans ce royaume magique. Mais à Narnia, plus de 1000 années se sont écoulées. L'Age d'Or du royaume est depuis longtemps révolu, et ce n'est plus maintenant qu'une légende. Les animaux parlants et les créatures mythiques ont disparu, ils ne sont plus évoqués que comme les héros d'un folklore que l'on perpétue chez les Telmarins, une race d'humains dirigée par le maléfique roi Miraz, qui règne sans pitié sur Narnia. Même si l'on se souvient encore du nom d'Aslan dans la forêt, le puissant lion n'est pas revenu depuis un millier d'années.
Les quatre enfants ont été rappelés à Narnia par le Prince Caspian, le jeune héritier du trône des Telmarins. Sa vie est en danger : son oncle Miraz cherche à l'éliminer afin que son propre fils nouveau-né puisse monter sur le trône à sa place. Avec l'aide du gentil Nain rouge, d'une courageuse souris parlante nommée Ripitchip, et du Nain noir aigri et revêche Nikabrik, les Narniens, menés par les puissants rois Peter et Caspian, s'engagent dans une formidable quête à la recherche d'Aslan, afin de sauver Narnia de la tyrannie de Miraz et de rendre sa gloire et sa magie au royaume....
Je n'étais pas vraiment fan des premières Narniaiserie (comment le livre de Lewis épique et violent avait pu être réduit à ce film commercial ou tous les gentils rescucitent à la fin...) et le Prince Caspian ne m'attirait pas vraiment plus que cela. Cependant, la bande annonce avait fait son petit effet et puis pour deux euros j'ai réussi à convaincre mes potes d'aller le voir. Et force est de reconnaitre que j'ai bien fait. Le Prince Caspian est ce qu'il est appelé à être dans quelques années: un chef d'oeuvre de l'heroïc fantasy pour enfant désirant avoir une approche du genre. Dans quelques années seulement car force est de reconnaître que si le film est bon, trés bon, ce sera le temps qui lui ammènera ses lettres de noblesse. Pourquoi? Car le film souffre malgré tout de quelques imprefections, pas grand chose, mais que le temps, ou à défaut une version longue, devrait finir par gommer. Une entrée en matière peut être un poil longuette (même si la scène d'introduction brute de décoffrage sur l'accouchement de la reine des Telmarins et la trahison envers Caspian est ahurissante de noirceur...), quelques petites touche d'humour assez bof et un Aslan que je persiste à trouver trés mal fait. Mais ce sont des détails, des détails comparés au jeu d'acteur avec un Miraz fourbe à souhait plus vrai que nature et un Caspian la rage au ventre. Les quatre Pevencies sont tous au diapason (la scène de combat entre Miraz et Peter est sublime!) et les effets numériques suivent. Un autre point positif: le soufflé épique qui manquait cruellement au premier volume est ici bien présent et deux scènes viennent confirmer cette tendence: l'attaque du château fort à dos de griffon, superbe, violente et poètique, et bien entendu la bataille finale entre Telmarins et Narniens. Et surtout, on a un univers veritablement sombre, dépressif, nerveux, ou les gentils ne reviennet pas à la vie... Car il y a des morts dans ce volume 2, des morts violentes même. Si pas une goutte de sang ne viennet s'ajouter à ces batailles terribles, en revanche, il faut bien l'admettre, ce tome 2 des aventuriers Pevencies est une vraie, une franche réussite. Un futur chef d'oeuvre j'en met ma main à couper...
Pour être bref: Aprés avoir compensé et excusé les légers défauts du film, le Prince Caspian se révèle comme ce qu'il est: un futur chef d'oeuvre de l'heroïc fantasy post adolescente. Qu'elle est loin la fadesse du premier opus!!!
Note: 16/20


